Bien préparer son vol-rando

Etude de la météo

On vous l’a déjà répété souvent, mais la préparation d’un vol commence par une bonne analyse météo. On rassemblera un maximum d’informations :

Analyse des cartes Internet, carte des vents à 500 mb et 850 mb, les émagrammes … (meteocielmeteo-parapentewindytv)

En réalité, il est clair que plus on a d’infos mieux c’est. Mais il faut savoir ne pas trop les écouter … sinon, on n’y va jamais! Il vaut mieux alléger sérieusement le sac et partir de bon matin «pour aller voir » dans un esprit de balade, plutôt que trop se tourmenter les neurones. La montagne est tellement changeante que les prévisions sont régulièrement prises en défàut. Il est bien souvent possible de commencer sous une couche de stratus bas qui s’éclate une fois arrivé au sommet, ou bien d’entreprendre l’ascension d’une montagne couronnée d’un lenticulaire … qui se dissipe le temps que d’atteindre la cime, ou bien encore de constater que le défilement rapide des nuages en altitude n’affecte pas le décollage, sauf évidence de vent fort pénétrant les basses couches. Ca vaut le coup de tenter sa chance!

Il semble qu’il y ait quatre phases dans l’évolution des conditions au sommet quand du vent modéré est présent ou attendu : tôt le matin, il passe en altitude. Ensuite, avec le début de l’activité thermique, il pénètre la zone sommitale. L’activité se renforçant, un répit plus ou moins court peut avoir lieu, il faudra être prêt! Enfin, lorsque la masse d’air est brassée, il rentre de plus en plus bas, et les conditions deviennent turbulentes.

Conclusion : on a tout intérêt à arriver tôt au sonmet. Et même si le vent n’est pas de la partie, cela permet de bien observer la mise en place des conditions thermiques et de choisir le moment du départ. N’oubliez pas que les ascendances s’organisent beaucoup plus tôt en altitude.

Infos de base du vol-rando

Le vol rando se base sur le faible poids et l’encombrement du sac pour associer la randonnée au vol libre. Dans la pratique, les randonneurs du vol rando profitent de ce moyen pour pouvoir décoller des superbes sommets non surpeuplés. Il combine ascension en montagne, vol en parapente et le vol en bivouac avec une autonomie complète pour plusieurs jours. Ainsi, le sac de rando a toute son importance, de même que le sac de couchage, car le vol rando consiste avant tout à décoller et à atterrir où bon vous semble.

Les différentes pratiques sont bonnes à connaître, avant d’aborder ce qu’il faut emmener avec soi. Le vol rando dans le milieu du parapente est sans doute la forme la plus pure de se rendre sur un décollage et de s’envoler. Les ailes pour ce genre de vol sont conçues pour marcher dans les montagnes. Un équipement peut peser moins de 3kg. Il est donc plus facile de transporter son sac en montagne. L’enchaînement des dénivelés est plus facile, permettant ainsi de décoller où vous souhaitez, du moment que les conditions de vol sont bonnes et que les zones de vol soient respectées.

Etude de la rando

Tout a été fait sur ce site pour vous donner les infos les plus précises possible. Lire le descriptif vous permettra de vous faire une idée de ce qui vous attend, et de l’équipement à emporter. Attention, la montagne étant changeante en fonction des saisons, il faudra s’adapter. Vous choisirez ainsi une course en rapport avec votre forme physique, vos capacités techniques et les conditions météo du moment. N’oubliez pas qu’une fois arrivé en haut, il faut être capable de redescendre avec le sac sur le dos si besoin. Ouvrez la carte, étudiez-la parallèlement aux textes, prenez le temps de la lire pendant la rando pour la comparer au paysage et bientôt c’est l’IGN qui vous fera rêver. La TOP 25 vous parlera autant qu’une photo ou un topoguide et vous vous direz « je véux aller décoller là » sans même vous préoccuper de savoir si cela a déjà été fait!

Sur le terrain on trouve presque toujours moyen de s’envoler. .. quitte à redescendre un peu ou à changer ses plans en cours de route.

Publicité

Zones interdites

Parc national, réserve nationale, arrêté de biotope … notre espace de liberté évolue et il faudra vérifier les lois en vigueur sur votre zone de vol. Par ailleurs, on se renseignera auprès des naturalistes pour choisir, en fonction de la période, un secteur où on ne met pas la faune en péril. Soyons responsable tout en se faisant plaisir.

Préparation du sac

Le sac se prépare la veille, avec du matériel léger, selon les conditions du moment et des températures, avec une mention particulière en ce qui concerne le matériel de vol. Tout doit être pensé pour que la mise en œuvre soit la plus rapide possible au sommet, parfois le vol se joue à quelques minutes. Au besoin on fera un dépliage de contrôle. Il faut que la sellette soit solidarisée à l’aile (pas le temps de jouer avec les élévateurs dans d’éventuelles rafales), démêlez les suspentes avant de replier le parapente. Pliez l’aile en accordéon, ou bien en ayant ramené les stabilos au centre (dépliage rapide), et placez-la dans un sac de compression ou autre le temps de la rando pour la protéger de la sueur qui attaque le tissu.

Evitez d’emmener tous les objets contondants qui ne sont pas obligatoires, mais pensez aux quelques bricoles utiles dans la poche du sac : un bout de ripstop, un peu de suspente, quelques piques pour bloquer la voilure sur une pente raide, une micro boussole et un bout de PQ qui peut servir, entre autres, de flammèche biodégradable. Vol du soir : emmener une frontale qui permet d’attendre jusqu’à la dernière minute, et de ne pas galérer à la descente si ça ne vole pas.

Matériel de sécurité

Rien d’autre que des bâtons de marche en trois éléments, la pharmacie, l’altimètre (montre, vario) et la carte au 1/25 000.

Dès qu’on côtoie les glaciers les choses se compliquent. Le minimum vital à prendre en plus est : crampons (légers et réglables, mais attention, l’alu a ses limites), piolet léger (on peut parfois préférer les bâtons, qui ont un remarquable pouvoir d’équilibration et font gagner beaucoup d’énergie), un harnais simple el réglable que l’on ne s’ennuiera pas à enlever en mettant la sellette, une broche à glace (en cas de visite involontaire de crevasse, amarrage ou autre problème à résoudre), trois ou quatre mousquetons, deux anneaux de sangle qui peuvent servir à plein de choses, deux anneaux de cordelette pour pouvoir fabriquer des bloqueurs de fortune (ou bien des petits bloqueurs mécaniques), cela par individu. S’ajoutera une corde de 30 m, 9 mm minimum pour le groupe s’il n’est pas trop important (trois ou quatre personnes). En dessous de ces valeurs, elle risque de ne plus servir à grand chose. N’oubliez pas la gourde ou préférez la poche étanche à pipette qui est plus pratique. On boit quand on a envie sans enlever le sac et quand elle est vide, elle ne prend pas de place. Plus un couteau (pince si possible en même temps), ça peut résoudre bien des problèmes, les lunettes et la radio (nos radios de vol libre permettent généralement d’émettre sur les fréquences des refuges, si on les connaît).

En montagne, le portable ne passe pas souvent dès qu’on est isolé (à part Chamonix où on peut appeler sa belle-mère en live du sommet du Mont-Blanc!) .